Le Safari (Nice)

20 août 2009

Verdict : BON GROIN

Adresse : Cours Saleya 06300 Nice

Téléphone : 04 93 80 18 44

Là encore, le choix du verdict c’est avéré assez délicat et de nombreuses visites auront été nécessaires pour trancher la question.

Car, et c’est là son défaut majeur, Le Safari est plutôt cher. Comptez 10 à 15 euros pour une entrée, 14 à 20 euros pour un plat et aux alentours de 8 euros pour un dessert. Tarifs qui n’ont toutefois rien d’étonnants sur le Cours Saleya, un des plus redoutables pièges à touristes de la Côte d’azur.
Mais, à la différence notable de ses voisins, le Safari, propose une cuisine solide : produits de qualité raisonnable avec une pointe de véritable recherche de la saveur juste, portions correctes. De plus, et c’est là le point qui permet au final à ce chef d’emporter le verdict de “Bon groin”, la cuisson est très soignée, digne d’un vrai restaurant (attention lorsque c’est le second du chef qui officie on peut parfois noter une légère baisse de niveau).

Aussi laissez-vous tenter par les plats du jour, inscrits sur des ardoises contre la façade du lieu : les poissons frais proposés ici réjouiront particulièrement votre sens du goût. Un sympathique risotto aux saint-jaques est aussi souvent présent à l’appel, mais il ne fait pas exception à la plaie des établissements du sud-est : la disparition du corail (fort mauvais signe).
De nombreux plats italiens, pizzas et pâtes, sont aussi proposés à la carte.

Enfin pour le dessert, et c’est là aussi une des découvertes qui aura emporté notre adhésion, choisissez sans hésiter la tarte tatin : belle, généreuse, de proportions supérieures. Un sourire vous illuminera sans doute à sa vue ! et son goût ne vous fera pas regretter votre choix.

Le Safari (Nice)

Le Safari (Nice)


La Bergerie (Èze)

8 juin 2009

Verdict : BON GROIN

Adresse : 3835 Avenue des Diables bleus 06360 Èze

Téléphone : 04 93 41 03 67

Adresse méconnue de la plupart des azuréens, la Bergerie d’Èze justifie à elle seule une excursion dominicale du côté du beau (et très select) village d’Èze. Située sur la Haute corniche (“Grande corniche” pour certains, “Avenue des Diables bleus” pour les cartes routières et La Poste), cet établissement sérieux commencera par vous ravir les yeux avec sa terrasse charmante, vue mer, champêtre et souriante malgré la proximité de la route.
Dans ce cadre enchanteur on vous proposera de la cuisine française authentique, simple, rustique, goûteuse et abondante.

Un menu à 34€50 fait les honneurs de la carte.
On commence par un kir en apéritif accompagné de nombreuses petites parts de pizza.
Suit une entrée copieuse, avec certaines propositions d’influence niçoise comme une assiette de raviolis aux cèpes tout à fait correcte ou notre célèbre salade, le tout de très belles proportions.
On attaque ensuite la spécialité du chef  : de belles pièces de viandes grillées, de bonne qualité, tout à fait bien cuites, goûteuses. Satisfaction garantie pour les amateurs de viande rouge ! On regrettera toutefois un accompagnement de légumes d’une saveur un peu trop moyenne pour figurer dignement aux côtés de ces morceaux de vraie cuisine.
Des fromages au choix corrects, un dessert honnête, un verre de liqueur, viennent clore un repas où le sérieux et l’intégrité d’un chef  viennent harmonieusement compléter un service impeccable et chaleureux dans un cadre apaisant.

N’oubliez pas de réserver quelques jours à l’avance votre place en terrasse, il y a souvent foule, notamment en fin de semaine. Notons enfin que le lieu accueille banquets, repas de baptême… pour le grand plaisir des invités !

La Bergerie (Èze)

La Bergerie (Èze)


Bâton Rouge (Montréal)

27 août 2008

Verdict : BON GROIN

Adresse : 180 rue ste-Catherine Ouest Montréal, QC, Canada

Téléphone : 514-282-7444

Vous ne connaissez pas les côtes levées ? Il est temps pour vous de faire un tour à Montréal. Nous sommes donc dans la fameuse chaîne de restaurants québécoise connue pour ses ribs (côtes levées). Qui dit chaîne dit médiocrité ? Pas au Canada.

J’ai donc goûté pour vous ces fameux ribs. Et surprise, on m’apporte un plat copieux, correspondant à mon appétit de cochon en terme de quantité et en plus savoureux. Rassasié mais insatiable, je me laisse conseiller par la serveuse pour le dessert. Nouvelle surprise, le conseil est de qualité et on m’apporte un délicieux brownie aux amandes (chaud) surmonté d’une boule de glace à la vanille de la taille d’une boule de pétanque !!! Je ne rêve pas je mange le meilleur brownie de ma vie.

Parlons du prix maintenant: 18 dollars canadiens !, pour une pinte, un plat costaud et un dessert magique.

Hormis la spécialité nationale, vous pourrez déguster au Bâton Rouge des burgers, des salades ainsi qu’une grande variété de viandes et poissons, toujours copieusement servis et accompagnés.

Amis cochons je ne vous recommande pas un endroit d’exception mais une valeur sûre qui ne vous décevra pas. Alors si vous êtes perdu au Canada, allez manger au Bâton Rouge. Un conseil précis, des plats savoureux et copieux, et un prix abordable font de cette adresse un incontournable de la restauration québécoise. BON GROIN.


La Pierre à four (Biot)

20 août 2008

Verdict : GROIN DE BRONZE

Adresse : 15 bis route de Valbonne 06410 Biot

Téléphone : 04 93 65 60 00

Des plats délicieux et copieux, des produits de qualité – le tout dans un cadre agréable et une ambiance décontractée – font de La Pierre à Four un restaurant incontournable de la cité biotoise.

C‘est dans une ancienne écurie, avec ses pierres et poutres apparentes, que le chef vous invite à découvrir une cuisine traditionnelle pleine de saveurs. Trois menus sont proposés (19 – 24 – 32 €) au sein desquels vous aurez du mal à faire votre choix, tant les nombreux plats proposés semblent appétissants.

Parmi les entrées, toutes alléchantes : feuilleté de Chavignol aux morilles, la farandole « mer et terre », le pavé de foie gras maison (accompagné de son verre de Monbazillac ! ), salade de petits rougets, brioche d’escargot… Il y en a pour tous les goûts.

Les plats principaux sont eux aussi exquis : cassolette de canard au foie gras et aux cèpes, filet de veau aux truffes, coquilles saint-jacques… avec des quantités toujours généreuses.

Avant de conclure ce succulent repas par un bon dessert, nous vous conseillons fortement de vous laisser tenter par un plateau de fromages face auquel vous n’aurez que l’embarras du choix, le chef apportant là aussi sa touche personnelle (coulommiers aux pommes et au calvados, petits chèvres marinés à l’huile d’olive …).

On pourrait reprocher à cette adresse le fait que la carte ne change pas souvent, mais compte tenu de la quantité et de la variété des plats proposés il vous faudra du temps pour goûter à tous ces délices.

Certains trouveront peut être la salle un peu bruyante et plats parfois un peu trop riches, voire légèrement gras à leur goût, mais il n’en reste pas moins que La Pierre à Four est une valeur sûre avec un rapport qualité / prix très intéressant qui mérite les honneurs avec ce GROIN DE BRONZE.

À découvrir tout suite pour tous ceux qui ne connaîtraient pas encore cette adresse.

Réservation conseillée !


Hi Beach (Nice)

16 août 2008

Verdict : GROIN DE PLOMB

Adresse : 47 Promenade des Anglais 06000 Nice

Téléphone : 04 97 14 00 83

Disponibilités : ouvert tous les jours de 9h à minuit

Tentative risquée, s’il en est, que d’espérer découvrir une bonne adresse de cuisine en se rendant sur une des plages privées de la Baie des Anges.

Et pourtant un détail important aura éveillé notre curiosité concernant le restaurant de la Hi Beach : une carte signée par un célèbre chef résidant à Nice. Ce chef - Keisuke Matsushima – une large majorité des niçois n’en a sans doute jamais entendu parler, mais c’est pourtant dans leur ville que, depuis des années, il a ouvert une discrète enseigne (Kei’s passion), qui fait maintenant parti de cette, petite, liste de lieux au sein de laquelle un amateur de gastronomie aisé en voyage choisira ses étapes culinaires en arrivant dans la capitale azuréenne.

Qu’on ne s’y trompe pas : monsieur Matsushima n’est pas aux fourneaux à la Hi Beach, mais la carte qui vous est proposée ici a été composée par lui. Étonnante pratique, et qui laisse rêveur quant à la part d’imputabilité du contenu des assiettes au talent de ce chef…

Premier constat : des tarifs élevés, comme on pouvait raisonnablement s’y attendre pour un lieu à la mode, à la clientèle aisée, internationale autant que locale. Comptez 11 à 18€ pour une entrée, 24 à 32€ pour un plat de résistance et 23 à 35€ selon la quantité de sushi désirée. Le reste des tarifs étant, bien sûr, à l’avenant.

Daurade grillée, filet de bœuf, poitrine de cochon, burgers maison avec leurs frites, sushis… la thématique est ici plutôt consensuelle, sans doute adaptée au public visé, avec quelques rappels toutefois du terroir local : des gnocchis accompagnant le loup et une salade niçoise notamment.

Les ennuis commencent lorsqu’arrive sur votre table la tarte à la crème actuelle de nombreux restaurants : les petits pains aux ingrédients multiples (au blé, aux noix, aux figues…) insuffisamment maîtrisés, trop durs, et ne sortant pas, de toute évidence, dans la minute qui a précédé du four d’un boulanger en cuisine.

On poursuit avec des sushi de saveur moyenne, très moyenne, surtout lorsque la carte est signée par un chef japonais (spécialiste de cuisine française toutefois), avec, pour une trentaine d’euros, seulement 5 nigirizushi (dont un seul au thon) et 5 makizushi, sans omelette et sans salade ou soupe. Très léger, même lorsque les vagues de la Méditerranée clapotent à seulement dix mètres de vous, sous le soleil.

Côté cuisine française vous n’aurez droit qu’à un unique filet de loup, bien cuit, sans étincelle de génie, avec des gnocchis seulement acceptables.

Pour le dessert, le tiramisu, “de Kei”, ne fait pas honneur à la réputation de monsieur Matsushima, malgré la touche d’originalité apportée par une couche de gelée de pêche, intéressante, mais qui ne suffit pas à faire de l’ensemble une franche réussite.

Au total, vous l’aurez compris, une cuisine correcte, sans plus, mais des tarifs prohibitifs si on ne les rapporte qu’au contenu de l’assiette et pas à l’emplacement et au décorum de la Hi Beach. Amis gourmets, amis gourmands, passez votre chemin. Amis à la mode, aisés et bronzés, une nouvelle adresse à étrenner !